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Tel Aviv est la nouvelle capitale de l’alyah en Israël

par / vendredi, 10 février 2017 / Publié dans Alyah, Isreal, Le peuple juif

Une ville portuaire, avec un environnement libéral propice aux start-ups et un style de vie cosmopolitain représenteraient ses atouts majeurs

 

JTA – Nous avons rencontré Daniel Rubin qui incarne, sous de nombreux aspects, le nouveau visage de l’alyah.

Originaire de Los Angeles, Rubin, 27 ans, est venu à Jérusalem il y a dix ans pour étudier au sein d’une yeshiva. Durant les années qui ont suivi, Daniel a fait son service dans l’armée israélienne et a fait d’incessants allers et retours entre Israël et les Etats-Unis pour ses études supérieures et son travail, tout en résidant aux Etats-Unis.

Le mois dernier, lui et son épouse ont fait leur alyah. Ils se sont installés à Tel Aviv afin de pouvoir se lancer dans la création d’une start-up tout en profitant de la vie méditerranéenne de la ville côtière.

Le couple fait partie des quelque 3 000 nouveaux arrivants qui se sont établis à Tel Aviv en 2016, chiffre qui a aidé la municipalité à remporter le titre de “capitale de l’alyah” pour la troisième année consécutive.

“Tel Aviv est jeune, Tel Aviv est drôle, Tel Aviv est excitante », a expliqué Rubin à JTA. « Et je suis de L.A, donc j’adore la plage. »

L’histoire de Rubin reflète les récentes tendances observées dans l’alyah. Alors que la vague d’immigration en provenance de l’ancienne Union soviétique a décliné depuis les années 1990, l’alyah a enregistré une baisse historique. En revanche, les migrants en provenance des pays occidentaux sont dorénavant les plus nombreux. Et ces nouveaux arrivants ont semblé préférer débuter leur expérience de vie en Israël dans les grandes villes.

Tel Aviv, capitale culturelle de la nation est devenue leur destination favorite.

Daniel Rubin: “Tel Aviv est jeune, Tel Aviv est drôle, Tel Aviv est excitante". (Crédit : Noi Arkobi)

Daniel Rubin: “Tel Aviv est jeune, Tel Aviv est drôle, Tel Aviv est excitante ». (Crédit : Noi Arkobi)

“Israël a sauvé des millions de personnes venues de sociétés défavorisées dans les pays musulmans et en Europe de l’Est”, commente Sergio DellaPergola, spécialiste éminent de la démographie et des migrations juives.

« Mais aujourd’hui, les Juifs de la Diaspora sont dans leur écrasante majorité des gens libres, qui pour la plupart ont un emploi et vivent en zone urbaine. Il n’y a plus de Juifs ruraux, plus de Juifs persécutés dans des ghettos et, par conséquent, l’équilibre global des migrations est totalement différent. L’alyah est volontaire, et se base sur la capacité d’Israël à offrir un emploi et un agréable mode de vie ».

Israël a été largement construit par les Juifs qui échappaient aux persécutions. Au cours des 19e et 20e siècles, les pogroms russes, l’antisémitisme européen et les persécutions nazies ont aidé à peupler l’Etat d’Israël tant en amont de sa création que lors de ses premières années d’existence. Puis des arrivées conséquentes de Juifs qui fuyaient le Moyen-Orient dans les années 1950 ont eut lieu puis d’Ethiopie dans les années 1970 et enfin des pays de l’Union soviétique en 1990.

Ces dernières années, l’antisémitisme en France et la guerre en Ukraine ont contribué à créer une reprise de l’alyah. L’immigration russophone a été plus forte en 2016 qu’au cours des dix dernières années.

Mais la tendance la plus importante depuis les années 1990 est toutefois à la baisse. L’alyah des pays de l’ancienne Union soviétique a très largement suivi son cours – après avoir fait venir près d’un million de nouveaux arrivants en Israël – et les chiffres globaux se sont effondrés, atteignant un niveau similaire à celui d’avant les années 1980, selon les données du Bureau Central des Statistiques israélien.

Pour sa part, l’émigration vers Israël depuis les pays occidentaux – majoritairement depuis l’Europe et les Etats Unis – est restée relativement stable. Et les nouvelles arrivées depuis l’Occident représentent dorénavant une bien plus grande part dans le chiffre global des alyah réalisées.

Et de fait, les Juifs occidentaux préfèrent les grandes villes. Depuis 1989, aucune ville israélienne n’a attiré plus de 4% des nouveaux arrivants. Tel Aviv – seconde ville la plus peuplée d’Israël, avec environ la moitié du nombre d’habitants de Jérusalem –n’en a accueilli que 3 %. Mais en 2016 la tendance a changé : Tel Aviv a été la destination de 12% des nouveaux migrants.

Les trois autres municipalités les plus populaires sont Jérusalem (10%), Netanya (9%) et Haïfa (8%), selon le ministère de l’Immigration.

Selon une douzaine de personnes interrogées qui y ont fait récemment leur alyah ou qui y réfléchissent, c’est l’ambiance libérale et favorable aux start-ups et le style de vie cosmopolite qui sont cités comme les plus grands atouts de la ville.

Un homme à Tel Aviv fait du vélo en compagnie de ses chiens le 18 juin 2015 (Crédit :Miriam Alster/FLASH90)

Un homme à Tel Aviv fait du vélo en compagnie de ses chiens le 18 juin 2015 (Crédit :Miriam Alster/FLASH90)

Après un an passé à Jérusalem, Rubin et son épouse Talia, 23 ans, ont déménagé à Tel Aviv. Ils ont adoré Jérusalem et la communauté ultra-orthodoxe de la capitale, indique Rubin.
Mais Tel Aviv était le seul lieu où il pouvait lancer sa start-up, The Pub Hub, qui transforme les bars en espaces de travail communautaire durant …

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