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Alyah: « J’ai quitté le confort de Boulogne et suis montée avec mon mari et mes 3 enfants » – Rivka O.

par / jeudi, 23 octobre 2014 / Publié dans Alyah, Juifs de France, Témoignages

Article publié le 22 octobre 2014 sur europe Israël news : http://www.europe-israel.org/2014/10/alyah-jai-quitte-le-confort-de-boulogne-et-suis-montee-avec-mon-mari-et-mes-3-enfants-rivka-o/

Nous avions une vie très enviable en France : Nous étions, mon mari et moi, cadres supérieurs dans de grandes entreprises et avions à nous deux un salaire très confortable.

Nous vivions à Boulogne dans une communauté juive florissante, dynamique et chaleureuse, avec une grande et magnifique synagogue où nous aimions retrouver nos nombreux amis chaque shabat.
Comme a l’habitude de le dire le Rav Touitou, ancien Rabin de Boulogne et aujourd’hui notre Rav à Modiin, « quoi de plus difficile que l’alyah depuis Boulogne ? », les juifs y sont tellement bien qu’il est particulièrement difficile de quitter cette communauté.

Nous avons 3 filles. Elles étaient scolarisées à l’école Maïmonide. Notre vie juive était vraiment épanouie !

Pour la pratique religieuse, nous étions shomerim shabat et casheroute après une longue trajectoire, puisque mon mari est converti et que je n’étais pas pratiquante lorsque nous nous sommes rencontrés mais voulait le devenir. Nous avons décidé de faire ce chemin ensemble. Aujourd’hui en Israël, je dirais que nous sommes « dati-léoumi » et que notre judaïsme se renforce chaque jour barouh Hachem.
Pour ce qui est du sionisme, comme de nombreux juifs français je pense, nous avons élevé nos filles dans l’amour d’Israël. Et nous avions l’habitude d’aller nous ressourcer en Israël dès que nos congés nous le permettaient. Les dernières années, nous avions même fini par acheter un appartement de vacances à Natanya où nous allions 2 fois par an.
Par ailleurs, pour ma part, j’avais vécu une espèce de bouffée de « paranoïa » dans les années 2000, durant la 2ème intifada. Nous vivions à Chatou à l’époque, entourés de catholiques. Et j’ai vraiment ressenti que le vent tournait, que les arabes étaient de plus en plus nombreux en France d’une part, et que d’autre part le regard des français d’origine étaient de plus en plus critiques à l’égard d’Israël. A ce moment-là j’ai commencé à enquiquiner ma famille et tous nos amis en leur disant qu’il fallait partir mais à cette période, je suis tombée très malade pendant 2 ans. J’étais en congé maladie longue durée, puis en mi-temps thérapeutique et cela a coupé court à mes velléités d’alyah. Ensuite, nous avons emménagé à Boulogne, bénéficié d’une vie juive plus complète. La routine a repris le dessus.

Côté professionnel, je dois dire que j’ai toujours eu la chance d’avoir des supérieurs hiérarchiques sympathiques et tolérants, qui ont toujours respecté mes pratiques religieuses (même si cela ne les arrangeaient pas du tout). Et, avec mes problèmes de santé, cela a été une grande chance de pouvoir conserver un poste de même niveau malgré le mi-temps thérapeutique.
Mon mari également à toujours pu concilier travail et judaïsme. Nous avions tous deux des jobs intéressants et bien rémunérés. Bref, entre nos jobs et la vie juive épanouie de Boulogne, tout allait pour le mieux !

Jusqu’à un fameux soir où ma fille ainée, alors en fin de seconde, nous a dit « il faut qu’on parle ». Puis elle a enchaîné : « Voilà, j’ai réfléchi. Si je passe mon bac en France, je vais étudier en France, trouver un travail en France, me marier en France et alors je serai comme vous :prisonnière. Donc j’ai décidé de passer mon bac en Israël ! »
Ça a été un électrochoc car, d’un côté, nous ne nous voyions pas nous séparer d’elle une année plus tard pour qu’elle aille faire sa terminale en Israël, mais de l’autre côté nous ne nous sentions pas le droit de la retenir. Nous avons donc commencé à envisager l’alyah de plus près. Par la suite, Hachem nous a envoyé un autre électrochoc : du fait de la crise, mon mari a été licencié. C’était le signal du départ. Nous sommes montés en juillet 2010, il y a un peu plus de 4 ans.
Nous étions âgés de 44-45 ans mon mari et moi, et nos filles : 11 ans, 15 ans et 17 ans.

Préparation à l’Alyah Tapis Rouge

Nos amis de Boulogne, amis et ma famille nous ont organisé une superbe fête et nous avons été couverts de cadeaux. C’était très émouvant, nous avions juré de ne pas pleurer car l’alyah est une grande joie !
Le soir du départ, nos amis nous ont aidé à charger nos 18 valises dans le taxi géant. Là encore très émouvant !
Après cela je me souviens d’avoir ressenti une grande excitation car c’était une grande aventure qui commençait, mais aussi de l’appréhension pour les heures fatigantes qui allaient suivre.

Une fois arrivés, honnêtement cela a été un grand « balagan » et il a fallu tout de suite s’armer de « savlanoute » ! C’était l’alyah « tapis rouge » et nous avons été logés dans un hotel à Jerusalem, merci l’Agence Juive !
Mais nous étions nombreux, les ordinateurs ne fonctionnaient pas, il a fallu faire des queues et des queues pendant des heures. La plupart de nos valises avaient dû partir par un autre vol et on attendait désespérément leur arrivée. Finalement on nous a amenés en car dans une espèce de parking géant dans lequel des tonnes de valises avaient été mises n’importe comment. On aurait dit qu’elles avaient été jetées depuis l’avion… Tout le monde courait dans tous les sens à la recherche de ses bagages.
Mais « miraculeusement » nous avons retrouvé toutes nos 18 valises !

Notre Alyah à Modiin

Chaque alya est différente. Certains viennent sur un coup de tête, ce n’a pas été notre cas. Nous avons géré notre alyah comme un projet (il faut dire que j’étais chef de projets pour une grande compagnie d’assurances). Il y avait un chantier « emploi », un chantier « scolarité », « logement », « santé »,… Ce n’est pas que je le conseille à tout le monde, mais c’est ma manière de faire. Tout a été réfléchi, balisé, optimisé et je pense que dans l’ensemble nous nous en sommes plutôt bien sortis.
Pendant nos voyages d’étude pré-alyah, nous avions opté pour la ville de Modiin. Je dois dire que je suis totalement fan de ma ville. Souvent je me dis que je n’aurais pu vivre dans aucune autre si ce n’est Jérusalem.
C’est une ville méconnue des Français et c’est bien dommage. Les anglophones, eux, ont bien repéré cette ville qui figure dans les programmes de Nefesh Bénefesh. Ils sont très nombreux dans cette ville et c’est bien agréable.
Je vous présente donc cette ville :Une ville nouvelle, propre et belle, en pierres de Jérusalem et dont la situation géographique est idéale : pile entre Jérusalem et Tel-Aviv, en plein centre du pays. Nous sommes aujourd’hui 90.000 habitant mais la ville est en perpétuelle construction et l’objectif annoncé est 240.000 habitant, ce qui en fera la 4ème ville d’Israel. Le climat aussi est idéal car moins froid que Jerusalem en hiver et moins humide que la côté en été.

Je m’émerveille chaque jour de la beauté de cette ville, mais ce qui me ravit encore plus ce sont ses habitants. Ici les gens sont adorables et bien élevés ! Modiin est la ville qui contient le plus de diplômés. Il y a aussi beaucoup de militaires gradés.

Le niveau éducatif est très bon, les enfants circulent librement dans la ville et tout est fait pour eux : les activités, les nombreux parcs (Modiin est une ville verte).
La ville est desservie par le train (direct pour Ben-Gourion et Tel-Aviv) et de nombreux bus. La ligne de train pour Jérusalem est prévue pour 2016.

Une première année chargée

J’ai la chance d’avoir de la famille en Israël. Ils sont très proches et très chaleureux et nous ont beaucoup soutenus. Mais cela ne remplace pas une aide à proximité et au quotidien.
L’agence juive nous a aidé en France, (notamment c’est elle qui a mis mon mari en contact avec son employeur), mais après plus rien, à part bien sûr les droits des olim.Et nous avons été déçus de constater que des organismes tels que l’AMI très présents à Jerusalem et Natanya sont totalement inexistants à Modiin, contrairement aux organismes aidant les anglophones.
Heureusement nous avons bénéficié d’une aide précieuse à la mairie de Modiin : une personne est correspondante pour les francophones au département Intégration de la mairie. Elle nous a énormément aidés et conseillés.

En bref, cette 1ère année était très chargée : entre l’oulpan et l’intégration scolaire des enfants, j’étais débordée et l’oulpan c’est crevant !

En plus la 1ère année on a chopé tous les « nouveaux microbes » et virus israéliens. J’ai dû très vite me mettre à l’hébreu médical !

Mon mari a été très courageux car il a dû mener de front l’oulpan et son boulot. En effet, il a eu la grande chance de trouver un emploi dans son domaine un peu avant notre alya, ceci grâce à un olé hadash avec lequel l’Agence juive nous avait mis en contact et qui nous a tendu la main, qu’il soit béni ! En plus, la société a accepté qu’il ne travaille qu’à mi-temps les premiers mois de façon à faire l’oulpan.

Bien sûr, il a accepté de réduire son salaire des 2/3 par rapport à la France, et de revenir à un poste de débutant, mais nous nous y attendions.

De mon côté je savais qu’il fallait tirer un trait sur ma carrière de « chef de projets » dans l’assurance. Il y a beaucoup de postes de chefs de projets en Israel, mais aucun à mi-temps comme mon ancienneté et mon statut médical me l’avaient permis en France.

Mais Hachem m’a ouvert une porte : juste après la fin de l’Oulpan, j’ai vu qu’on recherchait un poste de prof de Français pour les activités extrascolaires de l’après-midi dans une école. J’ai dit « c’est pour moi ! » Je me suis investie à fond et cela fait maintenant 4 ans que je suis prof particulier de Français à Modiin, pour les enfants, les adultes et la matière Français du Bac Israélien. J’adore enseigner et j’adore la langue française !!
Je crois vraiment qu’Hachem nous ouvre des portes et qu’il faut tout faire pour voir les signes qu’Il nous envoie et y répondre.

Faire l’Alyah après l’âge de 40 ans

Je pense qu’il faut énormément de temps – surtout à notre âge – pour se sentir vraiment chez soi dans une maison nouvelle, une ville nouvelle, un pays nouveau. L’alya est un déchirement. On dit que l’homme est comme un arbre. Moi, j’ai vraiment ressenti un « arrachement ». C’est douloureux, ne nous le cachons pas. Ce qui compte alors c’est le mari et les enfants. On ne peut compter que les uns sur les autres. Autour, tous nos repères sont démolis !
Bien sûr le plus douloureux c’est la langue : on passe du statut de personne reconnue et respectée, au stade de nourrisson incapable de s’exprimer et encore moins de se débrouiller dans la vie de tous les jours !
Il n’y a que 2 choses pour s’en sortir :

1) on met sa petite fierté de côté et on demande de l’aide à tout le monde, la famille sur place, les voisins,… Taazor li bévakacha !!!

2) on bosse l’hébreu comme des dingues, même si on sait qu’à notre âge on ne sera jamais bilingues, notre objectif : se débrouiller au quotidien.
Comme je l’ai dit, le problème de la langue est oppressant, surtout au début, on est complètement paumé !! Mais heureusement, la gentillesse et l’indulgence de nos frères nous mettent du baume au cœur !
Les gens, pour la plupart, sont tellement compréhensifs et serviables ! Je suis encore aujourd’hui toujours émerveillée par la profonde bonté de mes frères israéliens. Il faut dire que nous avons la chance d’habiter une très bonne ville, Modiin, avec une population d’une qualité exceptionnelle.
Parallèlement au souci de trouver du boulot pour nourrir sa famille, je crois que le sujet n° 1 est l’intégration des enfants, surtout que nos filles sont arrivées à des âges « difficiles » pour l’intégration scolaire. Notre ainée a fait sa terminale dans le système français. La plus jeune est entrée en 5ème dans le système israélien avec oulpan intégré. Le plus dur a été pour celle du milieu qui est arrivée à 15 ans pour l’entrée en 2nde. Malgré tous les conseils dans ce sens, nous n’avons pu nous résoudre à la mettre pendant 3 ans dans une école française. Cela voulait dire : internat et pas d’intégration pendant 3 ans. Contre tous les avis, elle est donc entrée en kita youd dans le système israélien après quelque mois d’oulpan, et ça a été l’enfer. Elle est arrivée en décembre et les examens du bagroute commençaient en mai…
Mais dès le début, malgré tous les problèmes, nous avons ressenti un sentiment unique et réconfortant : l’impression ou plutôt la certitude d’être au bon endroit. C’est magnifique de sentir que nous avons fait ce qu’il fallait, ce qu’Hachem attendait de nous, ce que nos ancêtres ont clamé pendants des millénaires : l’an prochain à Jérusalem, ou presque : à Modiin.
Quand me suis-je sentie israélienne ?

D’un côté je pourrais dire dès que j’ai eu ma téoudat zéoute, et peut-être même avant ! J’ai toujours détesté entendre des choses comme « les israéliens sont comme ci », les israéliens, c’est les juifs, c’est nous tous !!
Par contre je me sens de moins en moins française car la France ne me manque pas (ma famille et mes amis si bien-sûr). Et j’avoue qu’il m’arrive de me sentir en décalage lorsque mes amis et ma famille de France viennent en visite. C’est là que je me rends compte que nous avons changé, nous n’avons plus la même façon de voir les choses, de vivre, de penser. J’ai l’impression qu’ici nous sommes plus près des choses essentielles. Cela ne m’empêche pas de les aimer, c’est juste que je réalise que nous avons changé. Et je sais qu’ils changeront eux-aussi lorsqu’ils feront l’alyah.
Une autre étape a été la guerre que nous avons vécue l’été dernier. Je me souviens qu’une de mes tantes m’a dit « ça y est, maintenant vous êtes vraiment israéliens ». Dans ces moments difficiles, tout le pays se serre les coudes et on ressent vraiment l’unité de notre peuple et notre appartenance.

D’un autre côté, serons-nous mon mari et moi vraiment 100% israéliens un jour ?

Nous serons toujours des immigrés, à cheval sur 2 cultures. Mais est-ce gênant ? Israël est un pays d’immigration, chacun vient de quelque part. Et nous apportons tous quelque chose à ce pays. L’important, c’est que nos descendants seront israéliens, et cela nous donne une force infinie.
Aujourd’hui nous avons une bonne vie en Israël barouh Hachem. Notre situation s’est stabilisée et nous avons pu acheter une maison avec nos économies françaises, ce qui est une grande chance, nous le savons.
Nos salaires ne sont pas élevés mais nous suffisent barouh Hachem.
Notre bonheur immense, en plus de vivre avec nos frères juifs, c’est de voir nos filles s’intégrer dans la société israélienne. Après son bac français et un shirout léoumi (service civile) dans une école pour enfants handicapés, notre grande fille va entamer sa 3ème année à l’université. Notre deuxième a finalement réussi son bac avec beaucoup de courage. Elle a fait le choix d’effectuer son service militaire et elle est électronicienne pour les avions de Tsahal, c’est une grande fierté pour nous !!
La 3ème est la plus israélienne de la famille.

Elle est très épanouie à l’école et dans ses multiples activités (danse, scoutisme, bénévolat car tout les enfants font du bénévolat ici !).
Je voudrais aussi raconter que je traverse actuellement une période difficile au niveau santé, et témoigner que je suis très bien soignée. La chanson dit « il me semble que la misère serait moins pénible au soleil ». Moi je dirais que la maladie est moins pénible quand on est avec ses frères !
Bref, malgré les difficultés, les coups de blues et la situation sécuritaire, nous n’avons jamais regretté notre décision et nous sommes 1000 fois plus heureux et épanouis que nous ne l’étions en France.
Autre grand bonheur : j’ai eu le bonheur d’accueillir ma sœur qui a fait l’alya cet été avec son mari et ses enfants. C’est aussi ça l’alyah, le bonheur de pouvoir encourager ses proches à sauter le pas. Cela prend parfois des années, mais la graine finit par germer.

La guerre et les israeliens

Nous avons passé une période vraiment difficile et marquante qui a commencé le jour de l’enlèvement des 3 jeunes gens. A partir de là tout le monde s’inquiétait, toutes nos pensées étaient dirigées vers eux et leurs familles. Je dois dire que les 3 habitaient des villages autour de Modiin et nous nous sentions tout particulièrement concernés. D’ailleurs l’enterrement a eu lieu à Modiin. Nous n’avions jamais vu une telle chose. Des gens qui affluaient de tout le pays, du nord, du sud, en car, en train, en stop… Au bout d’un moment, les voitures ne pouvaient plus accéder car la route 443 pourtant énorme était entièrement recouverte de piétons.
Pendant les 50 jours d’opérations, nous souffrions tous de savoir nos soldats, nos enfants dans l’antre du diable. Chaque mort était un coup de poignard dans notre estomac. Mon mari est allé à l’enterrement du fils d’une collègue. L’armée était venue l’avertir au travail du décès de son fils… Dans ces conditions, personne ne supportait de rester inactif. Tout le monde s’est mis à préparer des colis et à les porter aux soldats. Les magasins faisaient des dons, les restaurants livraient de la nourriture. Je n’ai jamais vu autant de hessed. Aujourd’hui encore je suis très émue en écrivant ces lignes. Nous faisons partie d’un peuple unique et profondément bon.

Une anecdote sur ma relation avec les israeliens

Une anecdote : dans l’ascenseur nous rencontrions des voisins qui nous posaient toujours une question « mistadrim ? » (Vous vous débrouillez ?) Au début on ne comprenait même pas la question !
Un jour, je recroise une voisine vraiment adorable qui me propose son aide et me fait comprendre que sa proposition n’est pas en l’air, qu’elle veut vraiment m’aider. Alors je lui dis « viens », je la prend par le bras et je l’amène dans mon appartement. Je lui demande ensuite de téléphoner avec un portable à Bezek (la compagnie de téléphone) parce qu’on a un problème avec la nouvelle ligne, que lorsqu’on appelle on tombe sur un disque « tapez 1, tapez 2 » et qu’on n’y comprend rien.
Elle l’a fait et a passé elle-même ½ heure pour tout arranger. Aujourd’hui, je la rencontre souvent et je lui rappelle encore cette anecdote. Juste pour dire qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à droite et à gauche !

Mon message aux juifs
Je sais que chaque cas est différent et que les difficultés sont nombreuses. L’avenir professionnel fait très peur. Et il y a des professions qui vivent très bien en France et pour lesquelles l’avenir semble plus qu’incertain en Israël.
J’espère que la commission mise en place par le gouvernement va porter ses fruits et que les diplômes français seront enfin reconnus à leur juste valeur. J’espère aussi que les juifs de France sauront se libérer de leur cage dorée…

 

spiritual-practices-ldovid-hashem
Mais en dehors de ces considérations concrètes, je pense que chacun d’entre nous doit se poser les bonnes questions :
– qu’est-ce que Hachem attend de moi, rester en France ou faire l’alyah ?
– qui m’envoie ma parnassa quel que soit l’endroit où je me trouve ?

Rivka O pour europe-israel.org

 

2 Responses to “Alyah: « J’ai quitté le confort de Boulogne et suis montée avec mon mari et mes 3 enfants » – Rivka O.”

  1. virginie a dit : Répondre

    Bonsoir Rivka,

    Nous revenons d un voyage d ‘étude en Israel avec comme projet , l Aliah… et nous avons visiter Modiin qui nous a beaucoup plu.
    Je recherchais des infos sur la ville quand je suis tombée sur ton histoire qui m ‘a profondement touchee…
    Pouvons nous etre en contacte pouvons nous echanger nos numeros, j ‘ai tellement envie et à la fois j ‘ai tellement peur de ce qui m ‘attend…
    A tres vite
    Virginie

  2. BENCHETRIT Rose a dit : Répondre

    Bonjour Rivka

    je viens de terminer la lecture de votre histoire et j’ai été trés touchée. j’ai fais mon alya avec mon mari depuis à peine 4 mois. j’ai quitté mes 3 enfants qui sont mariés avec enfants donc petits enfants. et j’habite MODIIN, moi j’ai choisi cette ville vraiment sur un pari, à la création de cette ville; donc il n’y avait rien que les maisons modèle, le pari c’était entre mon frère et moi qui me dit , si tu achetes a MODIIN j’achete également, c’est ce qui s’est passe. mon frère qui est marie avec enfants habitait depuis déjà 30 ans en israel. il habitait a LOUD ayant émigrés à l’époque avec mes parents.
    mais moi entre temps , du MAROC , j’ai émigré au Canada, mais je n’ai pas pu supporter le froid et je suis retournée vivre 30 ans au MAROC. entre temps mes enfants sont partis un à un en France et je me suis décidée à les suivre en FRANCE nous étions à ce moment là, retraites tous les deux.Ca a duré 10 ans. puis n’arrivant pas à joindre les 2 bouts , la vie étant trop chère en FRANCE, loyers à payer etc;; Nous avons décidé de faire notre Alya à MODIIN. Ce qui m’a touché dans votre histoire c’est la façon dont vous parlez de MODIIN. C »est une ville que j’ai vu pratiquement grandir, et mon frere n’en parlons pas, et comme vous dites beaucoup de français ne connaissent pas MODIIN. ils sont tous attires par la mer, mais la mer est à 30 mm d’ici et jérusalem est également à 30 MM c’est un plus. je vais faire connaitre votre histoire a mes amis pour les encourager non seulement à faire leur alya mais aussi à connaitre MODIIN. Merci de votre réconfort et vos encouragements;
    j’aurai aimé vous connaitre. nous avons surement pas le meme age car j’ai 72 ans; Peut etre faites vous partie du groupe de francophone de modiin? A bientot peut etre

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